Stock mort : définition, calcul et solutions
July 28, 2026
July 28, 2026

Les stocks morts concernent aussi bien les entreprises B2B que B2C. Une ancienne collection, un produit devenu obsolète, une référence achetée en trop grande quantité ou une marchandise proche de sa date d’expiration peuvent rapidement se transformer en stock mort.
Ces articles ne représentent pas seulement quelques unités oubliées sur une étagère. Ils immobilisent de l’argent, augmentent les coûts de stockage et compliquent les décisions d’achat.
Comment reconnaître un stock dormant, calculer sa valeur et éviter qu’il ne s’accumule ? Découvrez les méthodes à appliquer et les solutions pour écouler les produits concernés.
Le stock mort désigne des produits conservés par une entreprise, mais qui ne se vendent plus ou ne peuvent plus être utilisés dans des conditions normales.
Il peut s’agir de :
Leur valeur commerciale diminue alors progressivement, jusqu’à parfois devenir nulle.

Repérer les stocks dormants demande de croiser plusieurs informations. La date de la dernière vente constitue un premier signal, mais elle ne suffit pas toujours.
Une référence peut continuer à enregistrer quelques sorties tout en conservant une quantité beaucoup trop élevée par rapport à la demande. À l’inverse, un produit sans vente récente peut simplement connaître une période creuse habituelle, comme certains produits saisonniers.
Pour identifier un stock dormant, l’entreprise doit définir après combien de temps sans vente une référence doit être surveillée.
Cette période dépend du rythme habituel des ventes, de la saisonnalité et de la durée de vie du produit. Un article vendu chaque mois doit alerter plus rapidement qu’une pièce technique commandée occasionnellement.
Il est préférable de définir plusieurs seuils selon les familles de produits plutôt que d’appliquer une durée unique à l’ensemble du catalogue. L’historique des ventes aide à choisir une période cohérente.
Il faut ensuite comparer la date de dernière vente avec les quantités encore disponibles, le niveau moyen des ventes, la valeur du produit et, lorsque cela s’applique, sa date d’expiration.
Le calcul le plus direct consiste à mesurer la valeur des produits concernés.
Valeur du stock mort = quantité dormante × coût unitaire
Le coût d’achat ou le coût de revient donne une vision plus juste de l’argent immobilisé que le prix de vente.
Prenons le cas d’une entreprise qui commercialise des accessoires de cuisine. Elle possède encore 80 gourdes provenant d’une ancienne collection "Jeux Olympique 2024" qu'elle ne parvient plus à vendre. Chaque unité a été achetée 14 € et aucune vente n’a été enregistrée depuis neuf mois.
80 × 14 € = 1 120 € de stock mort

Pour connaître la place de ces produits dans la valeur totale du stock, un second calcul peut être utilisé.
Part du stock mort = valeur du stock mort ÷ valeur totale du stock × 100
Avec un stock total valorisé à 40 000 €, les gourdes représentent 2,8 % de sa valeur.
Prises séparément, elles semblent peu encombrantes. Ensemble, elles correspondent à plus de 1 000 € qui ne peuvent pas servir à acheter une nouvelle collection, financer une campagne ou régler une prochaine commande fournisseur.
Un stock mort ne se forme généralement pas en une journée. Il apparaît progressivement lorsque les achats, les ventes et la réalité du marché ne suivent plus la même direction.
Les causes les plus fréquentes sont les suivantes :
Le premier impact concerne la trésorerie. Les produits ont été achetés, transportés et réceptionnés et ils sont maintenant stockés, mais ils ne génèrent plus ou très peu de chiffre d’affaires.
Cet argent manque ensuite pour commander des références qui se vendent réellement. Une entreprise peut ainsi posséder un stock important tout en rencontrant des difficultés pour financer ses prochains achats.
Un produit dormant continue d’occuper un emplacement. Il doit être rangé, déplacé, compté pendant les inventaires et parfois assuré ou entretenu.
Plus il reste longtemps, plus son coût réel augmente. Les dépenses comprennent l’espace de stockage, la manutention, le personnel, les assurances et la dépréciation de la marchandise.
Les produits dormants peuvent se détériorer, se périmer ou devenir obsolètes. L’emballage vieillit, les tendances changent et de nouveaux modèles arrivent sur le marché.
Une remise modérée aurait peut-être suffi quelques mois plus tôt. Après une longue période, l’entreprise doit souvent accepter une forte réduction ou renoncer à toute vente (don ou destruction).
La prévention repose d’abord sur un suivi régulier. Plus une baisse des ventes est repérée tôt, plus l’entreprise conserve des possibilités d’action.
La date de dernière vente, la quantité disponible et le taux de rotation doivent être consultés régulièrement. Une référence dont les ventes ralentissent doit faire l’objet d’une vérification avant tout nouvel achat.
L’analyse doit être faite par produit ou par famille. Une moyenne générale peut masquer des écarts importants entre les références.
Les commandes fournisseurs doivent tenir compte des ventes passées, de la saisonnalité, des commandes clients en cours et des délais d’approvisionnement.
Pour un nouveau produit, une première commande limitée permet de tester la demande.
La méthode ABC aide également à distinguer les produits qui méritent un suivi fréquent. Les achats peuvent alors être adaptés à leur importance et à leur vitesse de rotation.
La méthode FIFO consiste à utiliser ou vendre en priorité les produits entrés en premier. Elle limite le vieillissement des marchandises.
Pour les articles périssables, la méthode FEFO donne la priorité aux produits dont la date d’expiration est la plus proche. Ces pratiques réduisent le risque de retrouver des lots anciens derrière des livraisons plus récentes.

Un stock théorique incorrect entraîne de mauvaises commandes. Une quantité sous-estimée peut pousser l’entreprise à se réapprovisionner alors que des unités sont déjà présentes dans un autre emplacement.
Des inventaires physiques réguliers permettent de corriger les écarts, de retrouver les références oubliées et de vérifier l’état réel des produits.
Lorsqu’une référence est identifiée comme dormante, attendre davantage réduit souvent les chances de récupérer sa valeur. L’action choisie dépend de l’état du produit, de sa marge restante et de son intérêt pour les clients.
Plusieurs solutions peuvent être utilisées :
La réduction du stock mort commence par une donnée fiable et visible. Stockpit centralise les quantités disponibles, les entrées, les sorties et la valeur des marchandises pour offrir une vision à jour du stock.
Le rapport « Stocks dormants » aide à repérer les références qui ne se vendent plus. Il s’appuie sur la date de dernière vente et affiche les résultats par produit et par lieu de stockage. Les articles inactifs peuvent être recherchés sur des périodes supérieures à 30, 90, 180 ou 360 jours, selon le rythme de l’activité.

Stockpit permet aussi de suivre la valorisation selon les méthodes CUMP, FIFO ou LIFO. L’entreprise mesure ainsi la somme immobilisée dans les produits dormants, et pas uniquement le nombre d’unités concernées.
La gestion des achats et le suivi des mouvements complètent cette analyse. Avant de renouveler une commande fournisseur, les équipes peuvent consulter les quantités présentes et vérifier l’activité récente du produit.
Pour les marchandises périssables, la gestion des numéros de lot et des dates d’expiration facilite l’organisation des sorties avant que les produits ne deviennent invendables. Les inventaires physiques, le suivi de plusieurs lieux de stockage et la mise à jour automatique des quantités améliorent également la fiabilité des données utilisées pour décider.
Stockpit accompagne ainsi les entreprises dans l’identification des stocks dormants, la valorisation des marchandises, l’ajustement des achats et le suivi des produits sur leurs différents lieux de stockage.
Le stock mort immobilise de la trésorerie, occupe de l’espace et augmente les coûts de stockage. Pour le limiter, il faut suivre régulièrement les ventes, les quantités disponibles et la rotation des produits.
Stockpit aide à repérer plus tôt les stocks dormants, à ajuster les achats et à agir avant que les produits ne deviennent invendables.
Le stock mort désigne des produits qui ne se vendent plus ou ne peuvent plus être utilisés dans des conditions normales. Ils restent présents dans les stocks, mais leur valeur commerciale diminue en raison d’une faible demande, de leur obsolescence, de leur péremption ou de leur détérioration.
La valeur du stock mort se calcule en multipliant la quantité de produits concernés par leur coût unitaire.
Valeur du stock mort = quantité de produits concernés × coût unitaire
Le coût d’achat ou le coût de revient permet de mesurer la somme réellement immobilisée.
Le stock dormant désigne des produits qui ne se vendent plus, ou très peu, depuis une période donnée, mais qui peuvent encore être écoulés.
Le stock mort correspond à un stade plus avancé. Les produits sont devenus très difficiles à vendre ou totalement invendables. Sans action, un stock dormant peut donc devenir un stock mort.
Selon l’état des produits, l’entreprise peut appliquer une remise, créer des lots, utiliser un autre canal de vente, négocier un retour fournisseur, faire un don ou organiser leur recyclage.
Il vaut mieux intervenir rapidement, car les possibilités d’écoulement diminuent avec le temps.
Fini les ruptures de stock. Suivez leur valorisation ainsi que les flux d'entrées et de sorties.
